Par Jeannick Pilot, Église protestante unie de La Rochelle

Image par sabinevanerp de Pixabay
En marche !
Les récits bibliques regorgent de voyages, le Christ lui-même n’a pas de lieu où reposer sa tête. Les pèlerins, les missionnaires sillonnent inlassablement routes et chemins, par monts et par vaux…
L’ailleurs, l’appel vers des contrées lourdes de mystères impénétrables, de rencontres avec des hommes qui semblent si étranges dans leurs différences, la peur, l’émerveillement devant des beautés insoupçonnées sont le lot d’hommes dont la curiosité insatiable nourrit le désir et le courage, de siècles en siècles…
La Bible fourmille de récits, de paraboles, de faune et de flore, d’aventure.
J’ai inscrit dans un carnet de pensées positives un petit conte, trouvé par hasard et qui n’a rien de biblique. Et pourtant il a ouvert une piste vers mon verset préféré.
Voici donc l’histoire : « L’hirondelle et le hibou »
« J’ai parcouru la moitié de la terre et je me suis enrichie de plus d’expérience que tout autre oiseau », dit l’hirondelle au hibou. « Comment est-il possible que l’on vénère ta sagesse, alors que tu vis la nuit et ne quittes pas tes falaises ? »
« C’est les yeux fermés que je vois le mieux et mes pensées voyagent bien plus loin que tes ailes ! » lui répondit le hibou (qui aurait pu ajouter : « Je vois avec les yeux du cœur. »)
Alors mon verset préféré ? 2 Corinthiens 4, verset 16
« Même si notre homme extérieur s’en va en ruine , notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. »
Bien sûr, les voyages forment la jeunesse. S’enrichir de cultures inconnues, échanger, partager, raconter est une splendide aventure humaine, mais combien pourraient être démunis, ceux qui ont mis leur espoir dans le toujours plus loin alors que le grand âge les invite à se poser.
Ce grand âge, ces années qui nous sont données sont celles qui permettent, lorsque nos forces physiques déclinent, de discerner l’invisible et de nous ouvrir à la promesse de Résurrection. C’est là notre commune espérance.