COMBAT CONTRE LA MALADIE DRÉPANOCYTOSE

 

 

COMBAT CONTRE LA DRÉPANOCYTOSE

Chantal Gohoungo Vianou, pasteure de Royan Océan, est originaire du Bénin.

En 2022, elle a organisé un voyage de partage d’expériences ecclésiales, diaconales et touristiques entre l’EPMB – Église protestante méthodiste du Bénin et l’EPUde Royan, subventionnée par la Cevaa.

Au cours d’un autre voyage au Bénin, j’ai été confrontée à une terrible maladie : la drépanocytose.

 

La drépanocytose, c’est quoi ?

Une maladie qui affecte le sang et plus précisément, l’hémoglobine. La drépanocytose déforme les globules rouges en leur donnant la forme de croissant. Cela les empêche de transporter correctement l’oxygène dans l’organisme. Cette maladie génétique se manifeste par une anémie, des crises douloureuses et un risque accru d’infections. La forme des globules rouges rend leur circulation difficile. Ils peuvent se bloquer dans les vaisseaux sanguins et provoquer des AVC.

 

Elle touche une naissance sur 1900, soit 300 000 naissances d’enfants drépanocytaires chaque

année dans le monde. Au Bénin, 4,2 à 4,8 % de la population est touchée.

 

La drépanocytose est une maladie génétique transmissible de parents à enfants.

La drépanocytose n’est pas contagieuse.

 

Parce que la drépanocytose est mal connue par la population béninoise, particulièrement loin des grandes villes, les enfants ne reçoivent pas de soins. On peut facilement imaginer combien la souffrance des enfants est insupportable. Avec des amis de l’EPU de Royan-Océan et d’autres de l’EPMB, une ONG a été constituée : la Drépa Je Combats – LDJC. En concertation étroite avec le Dr Quenum du centre dépendant du CNHU HKM de Cotonou, spécialisé dans cette maladie, des actions sont menées. C’est ainsi que des séances de sensibilisation suivies de tests de dépistage ont été effectuées, notamment à Ottola, village éloigné de la capitale Cotonou, 10 h de route.

 

D’autre part, LDJC a reçu le soutien de l’EPMB. Le révérend secrétaire général Clément D. Akpaki et le président, révérend Amos Kp. Hounsa ont autorisé l’ONG à utiliser leurs temples pour réunir les familles.

 

LDJC retourne dans les villages trop éloignés de Cotonou, la capitale. Il faut faire 10 h de route pour aller à une consultation.

Lors de la présence de l’ONG début juin dans le village d’Ottola pour pratiquer l’électrophorèse de l’hémoglobine qui confirme la maladie des jeunes enfants, l’équipe n’a pas revu une petite fille de huit ans, testée positive lors de notre précédent passage. La petite Huguette était décédée.

 

Si les consultations sont en partie prises en charge au centre dédié, les examens, les médicaments ont un coût. LDJC fait tout son possible pour apporter l’aide nécessaire aux enfants qui sont en très grande souffrance. Pour ce faire, elle a besoin du soutien financier d’un maximum de personnes françaises et béninoises.

CONTACT : 

La Drépa Je Combats
Marie-Claire ANDRÉ Présidente
51 rue de Royan 17640 Vaux-sur-Mer
ladrepajecombats@gmail.com

 

 

 

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