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Nouvelles têtes !
En cette rentrée 2026, nous avons la joie d’accueillir quatre nouvelles pasteures et une chargée de mission.
Christiane Lecarpentier-Nyangono,
Il me faut me présenter, mais par où commencer ? Ce n’est jamais chose aisée. Pour tout vous dire, j’ai roulé ma bosse un peu partout.
Mon baccalauréat était tout jeune, au Cameroun, quand je déposai mon dossier à la faculté de Théologie de Yaoundé. Ayant constaté que mon dossier n’avait pas bougé d’un iota, mais surtout que mon nom ne figurait pas sur la liste d’étudiants parce que je suis une femme et que les presbytériens camerounais ne sont pas encore prêts pour le ministère pastoral féminin (et moi qui attendais le temps de répondre à « l’appel » depuis si longtemps !), de dépit, je courus rouler ma bosse à la faculté de Droit à Yaoundé. Après ma licence, je retournai les voir en me disant qu’avec le temps, on ne sait jamais, la frontière avait peut-être bougé… Rien, à part quelques remarques peu amènes de ceux qui auraient dû être mes camarades théologiens. Alors je courus rouler ma bosse en sociologie à l’université d’Ibadan (Nigeria). Après mon Master, je revins à la fac de théologie en me disant : « On ne sait jamais, sur un malentendu … ». De guerre lasse, je courus balancer ma bosse de lianes en lianes au long des négociations patrimoniales dans la réserve de biosphère du Dja (Bassin du Congo), et fis quelques consultations pour des organismes internationaux. Après cela, j’atterris à la Fac de théologie de Montpellier où je pus enfin déposer ma bosse.
La suite, mon Église la connaît : Barbezieux, mariage avec Patrick, Caen-Bayeux-Courseulles, et Angoulême-Villefagnan pour vous servir.
Mon verset : « J’entendis une voix disant : « Qui enverrai-je, qui marchera pour nous ? » Je répondis : « Me voici, envoie-moi. » » (Es. 6,8)
Karine Michel,
Ayant déjà rejoint la communauté de Brest et Nord Finistère depuis un peu plus d’un an en tant que suffragante longue durée, je rends grâce de la possibilité qui m’est offerte d’y poursuivre mon chemin en tant que proposante.
Ma vie au « bout du monde » (Finistère en breton se dit Penn ar bed, littéralement « la tête du monde ») est une réjouissance quotidienne. Je connaissais déjà les magnifiques paysages de cette région, et j’y ai découvert une paroisse chaleureuse, accueillante et joyeuse.
Pendant ma suffragance longue, j’ai eu l’occasion d’apprendre à connaître la communauté, son fonctionnement, ses réalités propres. Je me réjouis donc d’entrer avec sérénité et confiance dans ce proposanat, me sentant déjà bien à ma place et « à la maison » à Brest.
C’est avec beaucoup de joie que je vais pouvoir travailler avec la communauté à des projets à plus long terme : accueil inconditionnel, ouverture du temple sur la cité, annonce de la Bonne Nouvelle à toutes et tous, quel que soit leur chemin avec Dieu et leur manière de la vivre.
Comme je le disais déjà dans ces pages l’an dernier, je suis une amoureuse de la Parole, grande passionnée d’exégèse et de liturgie mais aussi d’œcuménisme et d’interreligieux. C’est d’abord la rencontre qui me nourrit : la rencontre avec le Christ, avec les Écritures qui en témoignent, ainsi que les rencontres humaines. Et j’ai eu la chance d’en vivre beaucoup depuis un an !
Cette année brestoise m’a aussi permis de commencer à apprendre le breton et j’espère, un jour, pouvoir officier pour une prière en breton, car le Nord-Finistère a une tradition chrétienne dans cette langue qui est encore bien vivante !
Enfin, j’ai découvert durant cette année de suffragance un consistoire de Bretagne et une région Ouest dynamiques et missionnaires, et j’espère pouvoir y apporter un peu de ce qui nourrit mon début de ministère.
Dans la joie du Christ !
Charlotte Mijeon,
Je m’appelle Charlotte Mijeon, j’ai 41 ans, et depuis juillet, je suis pasteure proposante à l’église locale d’Angers-Cholet. Pour moi, c’est un nouveau départ et l’aboutissement d’un long chemin…
Issue d’une famille athée, j’ai été animée dès l’adolescence par une soif spirituelle qui s’est nourrie de nombreux séjours dans la communauté de Taizé et m’a amenée, à 31 ans, à demander le baptême… puis, un an après, à commencer des études de théologie, d’abord à distance puis à plein temps, et à quitter le travail que j’exerçais depuis 14 ans dans une association de protection de l’environnement.
Après une spécialisation en écothéologie et en théologie œcuménique, puis un an de stage à Laval auprès de la pasteure Caroline Schrumpf, je commence maintenant mon ministère dans une communauté que je sens déjà accueillante et fraternelle. Et c’est avec joie que j’entre dans cette nouvelle voie.
Ludivine Odier,
Lorenna Silva Martins,
Je suis heureuse de rejoindre l’Église protestante unie de France en tant que chargée de mission, sur le projet Ouverture Du Temple, une nouvelle étape de mon parcours que j’aborde avec beaucoup de joie et de curiosité.
Mon parcours professionnel m’a amenée à travailler avec des personnes aux profils, aux sensibilités et aux façons de fonctionner très différents. Ces expériences m’ont appris à m’adapter, à écouter, à comprendre les besoins de chacun et à trouver ma place dans des environnements variés. Des qualités que j’espère aujourd’hui mettre au service de l’Église et des missions qui me seront confiées.
Sur le plan personnel, je me suis convertie à l’âge de 12 ans et j’ai rapidement eu à cœur de servir mon Église, mais aussi de comprendre et d’approfondir ma foi. C’est ce qui m’a conduite, après le baccalauréat, à étudier la théologie à l’IPT de Paris. Ces années ont profondément marqué mon parcours : ma foi y a été déconstruite, questionnée, mais surtout reconstruite avec de nouveaux outils, me permettant de revenir aux fondements mêmes de ce qui m’anime.
Aujourd’hui, je reviens toujours à cette conviction essentielle : aimer Dieu et aimer son prochain. C’est ce qui guide ma manière de vivre ma foi et d’être en relation avec les autres. À travers mon témoignage au quotidien, j’essaie de vivre en disciple du Christ et de laisser transparaître cet amour autour de moi.
J’ai également particulièrement à cœur de partager l’Évangile avec celles et ceux qui sont en recherche, qui ont soif de sens ou qui souhaitent découvrir Dieu, tout en les accompagnant pour qu’ils puissent, à leur tour, développer leur propre relation avec Lui. Pour moi, il ne s’agit pas simplement de transmettre ce que je crois, mais d’aider chacun à cheminer, à questionner, à chercher et à trouver sa propre manière de vivre sa foi.
Je suis donc très heureuse de commencer cette nouvelle aventure et surtout de pouvoir rencontrer, écouter et découvrir celles et ceux qui font vivre l’EPUdF.