Une pastorale, qu’est-ce que c’est ?

RÉGION – Les pasteur.es et chargé.es de mission de la Région Ouest se sont retrouvés fin septembre.

Interview de Geoffroy Perrin-Willm, pasteur à La Rochelle

 

Pastorale régionale 2026 (© GPW)

 

 

À quoi sert une pastorale régionale ?

 

Dans la région Ouest, la pastorale régionale a lieu une fois par an, sur trois jours. Pour un pasteur, c’est un temps privilégié pour relire le fondement de son ministère et échanger sur ses défis, ses enjeux au regard de la vie de l’Église ou de l’actualité, mais aussi pour partager ses préoccupations, offrir une écoute à ses pairs, explorer des questions nouvelles avec les autres en interrogeant sa pratique… On le vit également à une échelle différente dans les pastorales de consistoire, même si celles-ci ont parfois aussi des aspects plus organisationnels (prévoir le week-end KT commun, mettre en place une formation pour les prédicateurs, etc.)

 

 

Pourquoi est-ce important d’y participer ?

 

C’est un moment qui n’a pas d’équivalent dans l’emploi du temps pastoral, c’est dommage de le manquer ! Globalement, les pasteurs sont encouragés à se saisir de ces opportunités de prendre du recul sur leur vécu, de suspendre un peu le rythme assez intense de l’exercice de leur fonction pour se ressourcer, respirer, être renouvelé. Venir à la pastorale régionale, c’est aussi offrir aux autres son regard, sa présence, sa parole. C’est un moment très fraternel où on apprend à se connaître, dans une région assez vaste, où la diversité des expériences est une richesse. On y vit une forme de communion qui nourrit le ministère de chacune et de chacun.
Il y a la plupart du temps une thématique de réflexion et de travail, avec un ou plusieurs intervenants invités.

 

 

Quel était le thème de cette pastorale ?

 

Cette année, le thème était : « Du quiproquo à la rencontre » avec, comme invités, Marion Heyl du Service national de catéchèse – enfance et famille, Luc-Olivier Bosset et Caroline Bauer de la Coordination nationale Évangélisation et formation. À travers différents moments et ateliers, on a échangé autour de la question du langage et de la communication pour dire la foi et partager l’Évangile, accompagnés par des passages de l’Évangile de Jean.

 

 

Que font les pasteur.es pendant leurs pauses ?

 

Les pauses sont souvent presque aussi importantes que les moments en séance ! On peut bien sûr prolonger la discussion et la réflexion, mais aussi parler de tout autre chose, mieux faire connaissance, parfois échanger sur des aspects de la vie personnelle. C’est là également que se forge le compagnonnage entre pasteur.es, les conversations plus légères, ou bien encore la naissance d’idées qui réinventent l’Église !

L’ambiance est à la fois profonde dans les partages et le travail, très bienveillante dans l’écoute réciproque, pleine d’humour et d’autodérision aussi pour ne pas se prendre trop au sérieux. On vit aussi beaucoup d’encouragement mutuel. Il y a une dimension spirituelle forte vécue notamment dans les temps d’aumônerie pour ouvrir et clore les journées, ainsi qu’au moment du culte final, le dernier matin. Ce sont en général les pastorales de consistoires qui se chargent de cette animation spirituelle à tour de rôle.

 

 

Quels ont été les temps forts ?

 

Avec l’aide des trois intervenants, nous avons vécu une pastorale intense et régénérante : le travail biblique a été nourrissant, les apports et les mises en perspective très éclairantes. Un moment d’échange deux par deux en déambulant dans le parc a ouvert un bel espace de sincérité et de fraternité, la découverte dans un reportage d’une initiative étonnante aux Mureaux a touché nombre d’entre nous, la prière commune ainsi que la joie partagée dans les chants lors des cultes nous ont transportés…

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