Courrier des lecteurs – La com’ dans nos Églises

Suite à l'édito paru le 8 septembre, une lectrice nous a envoyé une expérience vécue qui reflète bien les progrès que nos Églises locales peuvent encore faire en terme de communication.

Par Sabine

 

L’année dernière mon Église a fait venir l’excellente troupe Skech’up et voici l’info qu’elle voulait faire passer « telle heure le tant (là c’était précis) à la salle des fêtes de Charnay ». Charnay ? J’ai demandé : « C’est où ? », « Ben voyons, à Mazières ! ». Mazières-en-Gâtine ? Mazières-sur-Béronne ? Les deux communes sont sur notre circonscription très étendue, qui comprend le Mellois, le Saint-Maixentais et la Gâtine.

« Enfin, Sabine, Mazières-sur-Béronne, tout le monde le sait, et c’est pas difficile à trouver, c’est sur le bord de la route… »

Il faut savoir que Melle a fusionné avec quatre communes voisines et que Mazières, maintenant, c’est Melle. Mais que le bourg de Mazières existe toujours, bien à l’écart de la route de Brioux où se trouve… Charnay, un lieu-dit où il y a cependant une école et la salle des fêtes, non indiqué. Il faut « tomber dessus » pour savoir que l’on y est.

 

Habituée à la région, je suis pourtant partie vers le bourg de Mazières, où, par hasard, j’ai trouvé un plan près du cimetière qui indiquait la salle des fêtes sur le bord de la départementale. Et j’ai trouvé !

Mais beaucoup de gens sont arrivés en retard, perdus… des Niortais en particulier. Quant à notre amie catholique Ghislaine, elle n’a pas trouvé et est rentrée chez elle penaude.

 

Il faut arrêter de croire que parce que l’on sait, les autres savent.

 

Samedi dernier, au culte au Désert, faute d’une signalisation suffisante, des Niortais ont pris avec une très vieille dame, à pied, l’allée parallèle à l’allée forestière où nous étions réunis. Ils ont beaucoup marché pour retrouver la voiture et une zone où le téléphone captait, pour se faire diriger vers la bonne allée forestière et la bonne clairière. Ils sont donc arrivés en voiture au moment de la prédication !

 

Il faut arrêter de croire que parce que l’on sait, les autres savent.

 

Et que dire d’une communication qui ne passe que par les annonces du culte quand on est dix, huit… quatre ?