Un culte au Désert en 2022

Eh oui ! Grâce à de bons relais dans les Églises voisines, à deux articles dans les journaux locaux, et à l’annonce dans le Sortir en août du Protestant de l’Ouest, les organisateurs ont vu affluer à la clairière du Parterre, en forêt de L’Hermitain (Deux-Sèvres), environ 130 personnes qui, pour la plupart, avaient laissé la voiture à un kilomètre du lieu de culte pour marcher entre les grands arbres.

Culte au Désert à la clairière du Parterre, en forêt de L’Hermitain (Deux-Sèvres), le 27 août © DR

 

Par Jocelyne Cathelineau

 

La sécheresse qui a rendu toute forêt potentiellement dangereuse avait fait craindre que la préfecture refuse l’autorisation de se réunir. Quelques pluies providentielles, les jours précédents, ont permis ce beau rassemblement plein de ferveur et de convivialité.

De créativité aussi. Car cette année, nous avons remis en place le système des méreaux, ces laissez-passer qui étaient distribués avant les assemblées clandestines du XVIIIe siècle. Nos méreaux 2022 ne sont pas en plomb mais en bois plus écologique, et sortent de la découpeuse-laser du FabLab de Melle.

 

Notre amie Claudine a prêché dans une chaire plus stable que celle de l’an passé, et donné au culte et à la prédication un tour nouveau en impliquant le groupe de jeunes qui a chanté et dit une partie de l’histoire de Joseph et de la tunique sans couture. Une « mise en scène » où les gerbes de blé du rêve de Joseph se prosternaient devant une autre gerbe dressée, un bon accompagnement musical ont rendu ce culte vivant et accessible.

La nuit était tombée lorsque nous avons bu le bissap (NDLR : jus d’hibiscus) de l’amitié, et sommes repartis vers nos voitures avec nos lampes-torches dans l’allée forestière silencieuse.

Nous avons eu le plaisir de voir quelques vacanciers, beaucoup d’amis catholiques, et des personnes de tout âge de plusieurs Églises, pas forcément des Deux-Sèvres. Nous nous promettons d’améliorer les quelques points qui ont péché, la signalisation par exemple, pour éviter qu’une nouvelle fois, des Niortais se perdent ! (On vous rassure : ils ont retrouvé leur chemin).