La femme parfaite

Proverbes 30.10-31

À l’occasion de la fête des mères, le Protestant de l’Ouest a ressorti un texte plutôt politiquement incorrect en ces temps de féminisme militant. Il vaut pourtant bien un collier de nouilles !

Qui trouvera la femme parfaite ?
Peut-on en mesurer le prix
Heureux l’élu, le cœur en fête
Ils sont bien partis dans la vie.

Elle est toujours intentionnée
De bon matin et jusqu’au soir
Elle ne se rebelle jamais
À la cuisine et au lavoir.

Elle se lève avant le soleil
Et dirige la maisonnée
Elle prévoit tout comme l’abeille
Et équilibre son budget.

Elle met de côté quelques fruits
De son travail au quotidien
Achète un champ quand c’est possible
Et elle ceint de force ses reins.

Tout ce qu’elle gagne honnêtement
C’est son travail et son tracas
Balance juste, bon traitement
La nuit, sa lampe ne s’éteint pas.

Elle tend sa main aux pauvres gens
Pour les aider ne compte pas
Ouvre sa maison aux migrants
Qu’il fait bon vivre sous son toit.

Elle coud elle-même ses vêtements
Dans des tissus de trame fine
Son mari parade gaiment
Assis aux portes de la ville.

Vêtue de force, et toujours digne
Ses propos disent la confiance
Elle investit dans une vigne
Donnant du fruit en abondance

Même si elle n’est pas très jolie
Elle est sagesse et dévouement
Grâce trompeuse, beauté futile
Ne sauvent pas du feu brûlant

Qu’aux quatre coins de ce pays
À sa gloire, on entonne un chant
Tous reconnaissent que sa vie
Est un trésor pour ses enfants.

Paraphrase de Stéphane Griffiths